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Couverture de Rolling Stones Gear: All the Stones' Instruments from Stage to Studio — Andy Babiuk and Greg Prevost
Couverture via Open Library · ISBN 9781617130922
Le salon de lecture · Livre 075

Rolling Stones Gear: All the Stones' Instruments from Stage to Studio

Andy Babiuk and Greg Prevost

Six cent soixante-douze pages prouvant que « Keith Richards joue une Telecaster » n’explique presque rien

Première publication
ÉditeurBackbeat Books / Bloomsbury
Édition sélectionnéeISBN 9781617130922
1 January 2014 chez BloomsburyKeith RichardsBrian JonesMick Taylor

Six cent soixante-douze pages prouvant que « Keith Richards joue une Telecaster » n’explique presque rien

Les Rolling Stones se prêtent exceptionnellement bien à une histoire par le matériel parce que leur trajectoire d’équipement s’étend sur plus d’un demi-siècle et modifie régulièrement la musique elle-même. Les instruments de la période initiale des clubs reflètent des budgets limités et la disponibilité réelle du matériel en Grande-Bretagne. Brian Jones transforme sa curiosité multi-instrumentale en arrangement. Keith Richards traverse plusieurs identités de guitariste avant que les Telecasters en open G ne deviennent si centrales dans son image que les premières années disparaissent presque. Mick Taylor modifie la géométrie du groupe à deux guitares, Ronnie Wood crée une relation encore différente, l’équipement de basse de Bill Wyman évolue et Charlie Watts démontre le principe opposé en trouvant des configurations qui valent la peine d’être conservées.

Rolling Stones Gear d’Andy Babiuk et Greg Prevost transforme cette histoire en une archive de 672 pages. Bloomsbury le présente comme une tentative de documenter les instruments du groupe sur scène et en studio, et cette méthode donne une fraîcheur inattendue à une carrière très familière. Pianos, harmonicas, dulcimers, sitars, saxophones, amplificateurs, batteries et instruments de session deviennent tous des parties de l’histoire. Le matériel n’est pas du trivia décoratif autour des disques. C’est une forme de preuve sur la manière dont les disques et les performances ont été réalisés.

Le Keith Richards d’avant l’icône utilisait ce qui était réellement disponible

Richards est désormais si fortement associé aux Telecasters que la période antérieure peut sembler n’être qu’une préface sans importance. Les photographies racontent une histoire beaucoup plus complexe faite d’instruments abordables, de matériel emprunté et de marques changeantes avant qu’une relation ne se solidifie en iconographie. Les jeunes Stones étaient des musiciens britanniques qui tentaient de reproduire et transformer le blues et le R&B américains au sein du marché de l’équipement réellement accessible autour d’eux.

Ce contexte compte parce que le matériel légendaire commence généralement comme du matériel ordinaire. Une future figure mondiale du rock ne débute pas en choisissant dans un musée d’instruments signature historiquement corrects. Elle utilise ce qu’elle peut obtenir, apprend ce qui fonctionne et se déplace vers d’autres outils lorsque l’argent, l’accès et les besoins musicaux évoluent. L’approche photographique et chronologique de Babiuk et Prevost est particulièrement utile parce qu’elle permet d’établir ces transitions à partir de preuves plutôt qu’à partir de l’idée rétrospective floue selon laquelle Keith Richards aurait toujours été debout à côté de Micawber.

Brian Jones constitue un argument dévastateur en faveur de l’idée que le matériel fait partie de la composition

Brian Jones est peut-être l’argument le plus puissant pour raconter l’histoire des Rolling Stones à travers les instruments. Il ne reste pas enfermé dans un seul rôle. Slide guitar, harmonica, sitar, dulcimer, marimba, Mellotron, recorder, claviers et d’autres instruments entrent dans les arrangements du groupe grâce à sa curiosité pendant la période où les Stones s’éloignent d’un vocabulaire strictement basé sur le blues.

Ces choix modifient matériellement les disques. « Paint It, Black » sans sitar serait une autre pièce musicale. « Under My Thumb » sans marimba change de caractère. « Lady Jane » sans dulcimer perd une texture déterminante. Dans des cas comme ceux-là, le « matériel » n’est pas une catégorie de coulisses séparée de l’écriture ou de l’arrangement. L’instrument contribue à déterminer l’idée musicale dont les auditeurs se souviennent. Babiuk et Prevost accordent à Jones le type d’attention au niveau des objets que les récits plus larges des Stones peuvent perdre une fois que le partenariat Jagger-Richards devient le centre de l’histoire.

L’open G et la Telecaster à cinq cordes montrent comment retirer des possibilités peut créer un style

La configuration open-G de Richards est l’un des exemples les plus clairs de l’histoire de la guitare rock où une limitation génère une identité. Accordez l’instrument sur un accord ouvert, retirez la corde la plus grave et la géométrie familière de la guitare change. Les formes d’accord se présentent différemment sous la main, les cordes à vide interagissent autrement avec les notes frettées et certains riffs deviennent presque physiquement inévitables.

La Telecaster surnommée Micawber devient centrale dans la mythologie ultérieure, mais le point historique important est la relation entre accordage et composition plutôt que la propriété d’une célébrité. « Brown Sugar », « Honky Tonk Women », « Start Me Up » et le vocabulaire de riffs plus large de Richards prennent davantage de sens une fois la configuration comprise. Un article technique sur la guitare peut ainsi devenir une analyse musicale sans prétendre que l’équipement a écrit la chanson à lui seul. La configuration physique modifie ce que le musicien est susceptible de découvrir.

Ampeg et l’échelle des tournées font de l’amplification une partie de l’histoire des concerts

Lorsque les Stones passent des clubs vers de grandes scènes américaines à la fin des années 1960 et au début des années 1970, l’amplification devient une infrastructure plutôt qu’un simple matériel placé derrière les guitaristes. Les systèmes Ampeg deviennent une composante importante de l’image de scène, reflétant le problème croissant consistant à faire fonctionner un groupe de rock dans de grands lieux avant que les pratiques modernes de PA ne se stabilisent sous la forme que le public connaît aujourd’hui.

C’est pourquoi l’histoire du matériel et celle de la production live se chevauchent. Un amplificateur n’est pas remplacé uniquement parce qu’une entreprise lance un modèle plus récent. L’environnement change. Un combo efficace dans un club ne peut pas nécessairement fournir l’échelle physique requise pour un grand concert en plein air ou une arène. L’approche tournée par tournée de Babiuk et Prevost permet de relier les changements d’équipement aux changements de géographie de performance, donnant à RetroForge une passerelle utile entre les pages d’instruments et l’histoire du son live.

Mick Taylor change la relation à deux guitares sans que le matériel n’explique tout

L’arrivée de Mick Taylor après Brian Jones crée une structure de guitares nettement différente. Taylor apporte un jeu lead fluide fortement enraciné dans le blues mais capable de développement mélodique prolongé, tandis que Richards occupe de plus en plus les territoires du rythme, du riff et des accordages ouverts. Cette période comprend Let It Bleed, Sticky Fingers, Exile on Main St. et Goats Head Soup, des disques dont l’interaction de guitares devient centrale dans la mythologie ultérieure des Stones.

Le matériel permet d’identifier des matières premières importantes : quelle guitare Taylor utilisait, quel slide, quel accordage Richards employait, quelle amplification et où un instrument précis apparaît dans la chronologie. Il ne peut pas expliquer à lui seul la chimie musicale. Cette frontière est saine. Babiuk et Prevost fournissent un cadre factuel à partir duquel une interprétation musicale plus profonde peut se développer, plutôt que de demander à un numéro de modèle de remplacer l’écoute.

Ronnie Wood crée une autre version de l’idée de « weaving »

Lorsque Ronnie Wood devient le second guitariste de longue durée, la relation interne des guitares des Stones change une nouvelle fois. Richards décrit souvent l’idéal comme du « weaving », les rôles de rythme et de lead passant de manière fluide d’un musicien à l’autre plutôt que de rester assignés en permanence. Le parcours de Wood dans les Faces et sa propre capacité multi-instrumentale conviennent à cette approche d’une manière différente du vocabulaire lead plus marqué de Taylor.

L’histoire du matériel inclut Zemaitis, Fender, Gibson et divers instruments custom associés à Wood et Richards. Ces choix contribuent à la sensation physique, au son et à l’identité visuelle sur scène sans créer automatiquement le style. Une Zemaitis à façade métallique ne produit pas à elle seule la personnalité musicale de Ronnie Wood. Elle devient partie de cette personnalité par l’usage répété. La distinction entre objet et utilisateur reste centrale dans l’utilité du livre.

Charlie Watts montre que la stabilité peut être aussi révélatrice historiquement que l’acquisition permanente

Les guitaristes produisent souvent des histoires de matériel remplies de changements, tandis que Charlie Watts offre presque le principe inverse. Sa longue relation avec une batterie Gretsch de la fin des années 1950 devient partie de son son mature et de son confort physique. Une fois qu’un instrument fournit à un musicien la réponse qu’il lui faut, la familiarité peut compter davantage que la nouveauté technologique.

Cela crée un contraste fascinant avec l’histoire des synthétiseurs, où les fabricants vendent régulièrement le progrès à travers davantage de fonctionnalités. L’exemple de Watts suggère une autre définition de l’instrument parfait : celui qui cesse d’avoir besoin de changer. Babiuk et Prevost ont raison de traiter la batterie avec le même sérieux que les guitares, car l’histoire du matériel ne doit pas simplement reproduire la hiérarchie d’attention déjà imposée par la célébrité rock.

Les musiciens de session élargissent l’histoire instrumentale des Stones au-delà des membres officiels

Le catalogue studio des Stones a toujours contenu des contributions importantes de musiciens extérieurs au groupe officiel. Ian Stewart, Nicky Hopkins, Billy Preston, Bobby Keys, Ry Cooder, des musiciens de l’orbite sociale comme Gram Parsons et divers percussionnistes, cuivres et claviéristes élargissent tous la palette enregistrée. Une histoire sérieuse du matériel révèle inévitablement ces personnes parce que quelqu’un devait jouer le piano, le saxophone ou l’instrument inhabituel que l’on entend dans l’arrangement.

C’est l’une des forces plus discrètes du livre. La recherche au niveau de l’objet peut rendre l’histoire d’un groupe plus honnête en exposant les personnes cachées derrière le logo. Une partie de piano peut compter autant qu’un riff de guitare célèbre, et un musicien de session peut apporter le son dont tout le monde se souvient sans apparaître sur l’affiche. RetroForge doit exploiter ces connexions avec vigueur, en reliant les instruments aux personnes et aux sessions plutôt que de laisser l’étiquette « Rolling Stones » effacer tous les autres.

« Every song » est une ambition éditoriale qui exige malgré tout un langage de preuve raisonnable

Le discours de l’éditeur présente le livre comme documentant les instruments à travers les enregistrements du groupe, y compris démos et outtakes, une ampleur qui explique son volume extraordinaire. L’identification du matériel peut s’appuyer sur des photographies, des témoignages, de la documentation de studio et des instruments survivants. Toutes ces sources ne produisent pas le même niveau de certitude.

Une référence spécialisée peut être très autorisée sans rendre chaque attribution mathématiquement définitive. Si de nouvelles photographies, des travaux de provenance ou des preuves archivistiques permettent plus tard d’identifier une guitare autrement, RetroForge doit mettre à jour sa propre page. Un livre imprimé ne peut pas se réviser continuellement. Ce n’est pas une critique du livre ; c’est simplement la bonne relation entre une référence statique et un site historique vivant.

La date de publication 2013/2014 mérite une note de métadonnées calme plutôt qu’une certitude inventée

Les systèmes de catalogue ne s’accordent pas parfaitement sur l’année de première publication. Google Books enregistre l’ouvrage sous 2013 à certains endroits, la couverture de presse contemporaine chevauche fin 2013 et début 2014, tandis que la page hardcover actuelle de Bloomsbury date le produit du 1 January 2014. Le master fact-checké conserve donc la formulation pratique : première grande publication 2013/2014, avec le produit hardcover actuel de Bloomsbury daté de 2014.

Pour les cartes affiliées, l’année éditeur exacte doit être liée à l’ISBN 9781617130922. RetroForge ne gagne rien à inventer un faux conflit ni à choisir silencieusement un catalogue comme vérité absolue. Le territoire et les métadonnées produit peuvent varier tandis que l’identité du livre sous-jacent reste claire.

Ce qu’il fait particulièrement bien

L’ampleur constitue le premier avantage. Photographie des instruments, orientation tournée par tournée et session par session, traitement sérieux de Brian Jones comme multi-instrumentiste et attention portée aux batteries, basses, claviers et équipements de scène donnent au livre une largeur très supérieure à une liste de guitares favorites de Keith Richards. L’histoire du groupe devient étonnamment fraîche lorsqu’elle est racontée à travers les objets, car les périodes familières sont réorganisées autour d’outils physiques et de besoins techniques changeants.

Pour RetroForge, le livre est un point d’ancrage affilié naturel pour les pages Stones au niveau des instruments. Un lecteur qui demande déjà ce que Richards, Jones ou Taylor utilisait réellement est précisément la personne susceptible d’apprécier 672 pages de preuves.

Limites

Le livre est énorme, et un lecteur ordinaire des Stones peut raisonnablement décider qu’une telle quantité d’histoire du matériel n’est pas nécessaire. La chronologie s’arrête également autour de la période de publication, laissant les tournées ultérieures, les instruments postérieurs à 2013 et Hackney Diamonds hors du champ original. La provenance peut continuer à évoluer, particulièrement lorsque des photographies rares ou des instruments survivants réapparaissent.

Les photographies intérieures créent l’avertissement de droits désormais familier. Ces images sont précieuses parce qu’elles aident à établir la provenance. Elles ne constituent pas une bibliothèque gratuite d’assets RetroForge. Utiliser la couverture produit autorisée ainsi que des images indépendamment licenciées ou dont les droits ont été clarifiés sur les pages instruments.

Qui devrait le lire ?

Les obsessionnels du matériel des Stones, guitaristes, collectionneurs et chercheurs ont la raison la plus évidente de l’acheter. Il est particulièrement utile à quiconque essaie de répondre à « qu’est-ce que Keith utilisait réellement ici ? » sans faire confiance au premier message de forum renvoyé par un moteur de recherche.

Pour RetroForge, la connexion est exceptionnellement naturelle. C’est le livre à faire apparaître depuis les pages de guitares de Keith Richards, les contenus sur Brian Jones multi-instrumentiste, les articles sur l’open-G tuning et les histoires de studio des Stones parce qu’il résout exactement les questions de recherche au niveau de l’objet que ces pages produisent.

Trouver un exemplaire

Bloomsbury référence toujours le hardcover de 672 pages. Cela permet une disponibilité normale dans le commerce, tandis qu’AbeBooks peut proposer des exemplaires d’occasion.