Le disque
En bref
- Artiste
- Quicksilver Messenger Service
- Parution
- Décembre 1970
- Album
- Cinquième album studio
- Titres originaux
- Dix
- Label
- Capitol
- Changement aux claviers
- Hopkins et Mark Naftalin
Pourquoi il compte
L’album compagnon développe un vocabulaire public et privé plus vaste
What About Me est souvent associé à Just for Love, car les deux albums naissent de la même période de travail en 1970. Son importance réside dans ce que la sortie ultérieure accomplit différemment : dix chansons distinctes remplacent le cadre à reprises du disque précédent, et le registre émotionnel passe de l’accusation collective à la dépendance amoureuse, au mouvement urbain et à la réflexion instrumentale.
Le morceau-titre offre à Quicksilver son adresse sociale la plus directe. Au lieu de traduire la politique en allégorie distante, la question répétée exige inclusion et responsabilité, tandis que l’ensemble élargi transforme cette demande en chant public.
L’écriture est plus visiblement répartie que sur Just for Love. Valenti reste dominant, mais « Local Color » de Cipollina, « Won’t Kill Me » de Freiberg et « Spindrifter » de Hopkins créent chacun un monde musical autonome que l’auteur principal ne pourrait simplement remplacer.
La carte du personnel élargit le son du groupe. Mark Naftalin tient le piano sur certains titres, Hopkins reste présent ailleurs, et Martin Fierro, Frank Morin, Pat O’Hara, Jose Reyes et Ron Taormina ajoutent vents, cuivres, congas et voix à des arrangements précis.
L’album documente la fin d’une configuration. C’est le dernier 33-tours de cette période avec Hopkins et le dernier avant le départ de Cipollina et Freiberg du groupe poursuivant son activité, ce qui donne à ses multiples points de vue une conséquence historique.
Son format de dix titres contredit aussi l’idée que l’arrivée de Valenti aurait simplement simplifié Quicksilver. Les formes de chanson sont plus claires, mais le morceau-titre et « Call On Me » dépassent six minutes, « All in My Mind » réorganise le groove et des instrumentaux interrompent le programme vocal.
Hawaï et San Francisco, 1970
Les séances hawaïennes se prolongent jusqu’à une sortie en décembre
Le matériau de What About Me est amorcé pendant la retraite de mai et juin 1970 à l’Opaelua Lodge de Haleiwa, parallèlement au travail associé à Just for Love.
Les lieux d’enregistrement comprennent aussi les studios Pacific High et Wally Heider de San Francisco. L’album achevé combine donc la période de travail concentrée à Hawaï avec une finalisation professionnelle en studio, plutôt que de représenter une unique séance de lieu restée intacte.
La formation centrale réunit toujours Dino Valenti, John Cipollina, Gary Duncan, David Freiberg, Greg Elmore et Nicky Hopkins. Mark Naftalin intervient lorsque Hopkins n’est pas disponible et joue du piano sur « What About Me », « Baby Baby » et « Call On Me ».
Capitol publie l’album en décembre 1970, quatre mois après Just for Love. Sa référence originale est SMAS-630 et ses dix titres durent environ quarante-cinq minutes.
Les compositions de Valenti apparaissent sous le nom de Jesse Oris Farrow autant que sous son nom familier. Duncan coécrit « Subway » et « All in My Mind », élargissant la répartition des auteurs au-delà du contrôle presque total de Valenti sur le 33-tours précédent.
John Palladino reçoit le crédit de producteur exécutif. Dan Healy, Ken Hopkins, Peter Liebes et Bob Shoemaker figurent parmi les ingénieurs.
L’album paraît alors que « Fresh Air » vient d’apporter au groupe sa plus grande visibilité en single. What About Me emploie ce moment d’attention pour s’ouvrir sur une déclaration sociale plus longue et moins escapiste.
Personnel studio élargi
Six principaux, un second pianiste et un cercle de vents et percussions
Valenti reste le chanteur principal, mais l’album place sans cesse sa voix dans des espaces sociaux différents. Sur le morceau-titre, il s’adresse à une foule ; « Baby Baby » resserre le cadre vers l’intimité ; « Good Old Rock and Roll » adopte une célébration collective ; « Call On Me » transforme l’appel en une longue promesse finale.
Cipollina reçoit un domaine instrumental compact dans « Local Color ». Son vocabulaire de blues propulsif et son timbre tranchant en font une interruption délibérée après le long morceau-titre.
Les rôles de Duncan couvrent guitare, basse, orgue, percussions, chant et coécriture. Cette flexibilité importe particulièrement dans « Subway » et « All in My Mind », dont les arrangements reposent autant sur le groove et la couleur que sur une guitare solo mise en avant.
« Won’t Kill Me » de Freiberg apporte le point de vue vocal et d’auteur alternatif le plus net. Son échelle concise interrompt les chansons de Valenti qui l’entourent et rappelle que Quicksilver contient encore plusieurs compositeurs.
« Spindrifter » de Hopkins est un instrumental centré sur le piano dont le mouvement réfléchi diffère du « Local Color » plus terrien de Cipollina. Leur présence sur un même album crée deux portraits sans paroles, avec toucher, harmonie et élan différents.
Le piano de Naftalin ne doit pas être fondu dans un crédit générique de claviers. Sa présence sur trois titres menés par Valenti marque une division pratique et audible pendant une période où Hopkins n’est plus disponible pour chaque séance.
Les vents et cuivres élargissent le morceau-titre et « Call On Me » au-delà du groupe rock de base. Leurs lignes soutenues ou ponctuées créent une échelle publique, tandis que les congas et percussions de Reyes ajoutent une seconde grille rythmique.
Elmore reste essentiel chaque fois que le personnel s’élargit. Sa batterie ancre cuivres, congas, piano et multiples guitares afin que la couleur ne devienne pas congestion.
Dix arrangements changeants
Chant de protestation, élan blues, lyrisme du piano et mouvement samba
L’album s’ouvre à l’échelle sociale maximale. « What About Me » emploie une question répétée, de larges réponses collectives et une durée patiente pour transformer la protestation en performance commune plutôt qu’en court single d’actualité.
« Local Color » retire immédiatement la voix et les cuivres du centre. La guitare de Cipollina façonnée par le blues, le backbeat dur et la durée compacte donnent au contraste l’effet d’une coupe de l’assemblée vers le mouvement de la rue.
« Baby Baby » utilise le piano et une adresse vocale répétée pour créer l’intimité sans calme. Valenti pousse contre le groove, de sorte que l’affection porte une urgence plutôt que l’ouverture détendue de « Fresh Air ».
« Won’t Kill Me » est plus rapide et autonome. Le grain vocal et la cadence d’écriture différents de Freiberg créent un véritable changement de locuteur avant que « Long Haired Lady » n’étire l’attention amoureuse dans un cadre plus lent.
« Subway » traduit le mouvement urbain en pulsation. Les figures répétées et la collaboration Duncan–Valenti rendent la chanson mécanique et encombrée, à l’opposé de l’imaginaire routier plus ouvert de Just for Love.
« Spindrifter » libère le champ vocal pour Hopkins. La mélodie de piano et le soutien mesuré de l’ensemble produisent une dérive intérieure ; cette réflexion sans paroles agit comme charnière émotionnelle de la seconde face.
« Good Old Rock and Roll » simplifie volontairement la relation sociale. Sa brève interprétation directe célèbre l’action musicale partagée avant que « All in My Mind » ne complexifie de nouveau le rythme.
« All in My Mind » tire son énergie des percussions de Reyes et d’un mouvement teinté de samba. Les accents circulent dans l’ensemble, donnant une mobilité physique à l’affirmation intérieure du titre.
« Call On Me » conclut à grande échelle. Voix, piano, vents et section rythmique construisent un appel soutenu, transformant la demande de reconnaissance du morceau-titre en offre de présence réciproque.
Sur les dix titres, les changements d’arrangement forment le principe organisateur. Le disque ne possède pas les fragments récurrents de Just for Love ; il gagne sa cohérence par l’alternance de formes publiques, privées, instrumentales et collectives.
Guide des titres
Dix arguments distincts plutôt qu’un cadre continu
What About Me
Le morceau-titre s’ouvre sur une exigence sociale plutôt que sur un paysage. La question récurrente de Valenti gagne en force à mesure que piano, section rythmique et vents élargissent le champ autour de lui. En près de sept minutes, l’interprétation laisse à l’accusation le temps de devenir chant collectif, installant une échelle publique que le reste de l’album quitte puis revisite.
Local Color
Cipollina répond à l’ouverture chargée par un instrumental blues de trois minutes. Sa guitare porte des bends proches de la parole et une attaque plus rugueuse sur un backbeat propulsif. Le titre suggère le lieu, mais le morceau définit son caractère par le toucher : concis, physique et distinct du monde verbal de Valenti.
Baby Baby
Le piano de Mark Naftalin soutient une adresse rapprochée et répétée. Valenti chante l’intimité avec pression, transformant le mot tendre en insistance, tandis que les commentaires de guitare maintiennent l’arrangement instable. Le morceau réduit le champ social de la foule initiale à deux personnes sans rendre cette relation plus simple ni sûre.
Won’t Kill Me
Freiberg écrit et chante la déclaration la plus courte de l’album. Sa voix, son phrasé et sa construction compacte rompent nettement avec la répétition prolongée de Valenti. Placée vers le milieu de la première face, la chanson fonctionne à la fois comme réconfort et résistance, rétablissant la perspective d’un autre membre fondateur dans la nouvelle hiérarchie.
Long Haired Lady
Une chanson plus lente de Valenti clôt la première face sur une attention amoureuse soutenue. Les lignes répétées et l’espacement instrumental prolongent la rencontre au-delà d’une esquisse pop. L’arrangement s’attarde plutôt qu’il ne résout, laissant la face suspendue entre admiration, projection et malaise provoqué par l’insistance.
Subway
Duncan et Valenti ouvrent la seconde face dans un groove urbain. Basse, percussions et cellules instrumentales répétées suggèrent déplacement mécanique et espace comprimé, en contraste aigu avec les circonstances hawaïennes de composition. La collaboration rend le mouvement collectif mais contraint : ce voyage suit un itinéraire souterrain fixe.
Spindrifter
L’instrumental de Hopkins fait du piano le narrateur émotionnel. Sa mélodie mesurée et son mouvement harmonique flottant créent une pause intérieure après la compression de « Subway ». Comme aucune parole n’assigne de sujet, le toucher de l’ensemble porte le sens ; le morceau reste réfléchi sans devenir interlude ou décoration de clavier.
Good Old Rock and Roll
La chanson la plus courte de la seconde face remplace l’introspection par un plaisir collectif direct. Son élan volontairement familier sert de remise à zéro entre l’instrumental de Hopkins et la complexité rythmique de « All in My Mind ». La célébration est fonctionnelle : le groupe se resserre autour d’un langage musical partagé avant de se disperser de nouveau.
All in My Mind
Duncan et Valenti construisent le mouvement le plus distinctement mené par les percussions de l’album. Les congas de Jose Reyes contribuent à une couche rythmique teintée de samba, tandis que guitares et voix la traversent. Le titre tourné vers l’intérieur est contredit par un arrangement qui circule constamment, rendant la pensée corporelle et sociale.
Call On Me
Le morceau final dépasse sept minutes et rassemble piano, vents, percussions, guitares et appel vocal répété. Là où « What About Me » demande à une communauté de reconnaître le locuteur, « Call On Me » offre en retour sa disponibilité. Ce passage de l’exigence à l’invitation donne à la séquence une résolution éthique sans prétendre que ses tensions ont disparu.
Questions publiques et privées
Responsabilité, intimité, pression urbaine et entraide
La question du titre concerne l’inclusion : qui reçoit attention, protection et voix dans une société sous tension ? Sa répétition maintient la réponse ouverte et fait de l’écoute une partie de la demande.
Les relations privées forment un second champ. « Baby Baby » et « Long Haired Lady » explorent la proximité par l’adresse répétée, tandis que « Call On Me » reformule la dépendance comme disponibilité réciproque.
Le mouvement urbain distingue cet album des routes et du plein air de Just for Love. « Subway » imagine le transit dans une infrastructure fixe ; « Local Color » trouve l’identité au niveau du sol ; le morceau-titre semble construit pour une réunion publique.
« Won’t Kill Me » introduit la résilience dans la propre voix de Freiberg. Sa brièveté refuse l’échelle rhétorique qui l’entoure et montre que l’endurance peut être énoncée simplement.
Les deux instrumentaux permettent au lieu et à l’émotion d’exister sans thèse verbale. « Local Color » est physique et enraciné dans le blues ; « Spindrifter » est mélodique et réfléchi.
« Good Old Rock and Roll » traite la musique comme mémoire partagée et activité immédiate. Son plaisir simple prend du sens dans un disque autrement occupé par l’obligation sociale et l’attachement instable.
« All in My Mind » éprouve la frontière entre perception privée et rythme collectif. Les mots pointent vers l’intérieur tandis que les percussions et le mouvement de l’ensemble insistent sur une pensée mise en acte parmi les autres.
L’album ne possède pas de récit unique. Sa cohérence vient d’un mouvement éthique répété : demander à être entendu, affronter l’isolement, trouver d’autres voix et terminer par une offre de réponse.
Capitol SMAS-630
Une question directe sur Capitol SMAS-630
Michael Cantrell reçoit le crédit de la pochette. Le titre direct transforme l’emballage en question avant même que l’aiguille n’atteigne le morceau d’ouverture socialement chargé.
La pochette Capitol SMAS-630 présente dix titres répartis en deux faces équilibrées de cinq chansons. Cette symétrie diffère de la conception fondée sur les reprises de Just for Love.
La coupure après « Long Haired Lady » sépare une première moitié plus vocale et relationnelle d’une seconde qui commence dans le mouvement urbain et comprend à la fois l’instrumental de Hopkins et la vitrine de percussions de Reyes.
Les crédits du personnel sont indispensables à la compréhension du disque. Une simple liste de six membres masquerait les trois apparitions de Naftalin au piano et les contributions spécifiques des vents, cuivres et congas.
Les présentations numériques ultérieures peuvent donner à l’album l’apparence d’une continuation générique de la sortie précédente. Le titre original, le compte de dix morceaux et la référence Capitol maintiennent son identité précise.
Décembre 1970
Décembre 1970 : le cinquième album de Quicksilver
Capitol publie What About Me en décembre 1970 comme cinquième album studio de Quicksilver Messenger Service. Le programme de dix titres dure environ quarante-cinq minutes.
Sa parution quelques mois seulement après Just for Love rend les deux disques difficiles à séparer dans les résumés contemporains et ultérieurs. Les circonstances communes sont réelles, mais les albums publiés possèdent titres, ordres, structures de faces et centres instrumentaux différents.
Le morceau-titre sort en single après que « Fresh Air » a apporté davantage d’attention à l’album précédent. Sa conception plus longue et conflictuelle en fait une déclaration publique nettement différente.
L’album prolonge la série de sorties Capitol pendant une période de changement rapide du personnel. Sa place historique tient à cette transition et à sa diversité interne plutôt qu’à une seule mesure commerciale.
La critique ultérieure le présente souvent comme le second volet mené par Valenti et insiste sur le recul de l’improvisation des débuts. Cette description manque ses contrastes internes : deux instrumentaux, un chant alternatif de Freiberg, des vents ajoutés et une collaboration de Duncan menée par les percussions.
La franchise sociale de l’ouverture reste l’aspect le plus commenté, mais la réponse finale et la séquence intermédiaire sont nécessaires pour comprendre toute la conception éditoriale.
Le cinquième album
La suite plus vaste et moins facile à résumer de l’ère Valenti
What About Me subsiste comme la moitié la plus tournée vers le public du diptyque studio de 1970. Son morceau-titre pose une question sociale qui demeure lisible au-delà du moment précis de sa sortie.
L’album conserve le dernier chapitre studio de Hopkins chez Quicksilver avec « Spindrifter », tandis que les apparitions choisies de Naftalin annoncent une autre configuration des claviers.
« Local Color » donne à Cipollina une déclaration instrumentale tardive et compacte avant son départ du groupe poursuivant son activité. Son élan blues maintient son identité individuelle claire dans un programme dominé par Valenti.
« Won’t Kill Me » préserve pareillement Freiberg comme auteur et voix principale. Ces contributions délimitées comptent parce que Cipollina et Freiberg quitteront tous deux le groupe après cette phase.
Les arrangements de vents et de percussions élargissent la carte sonore au-delà du raccourci des deux guitares souvent appliqué à Quicksilver. Martin Fierro et Jose Reyes resteront pertinents dans le son changeant du début des années 1970.
« All in My Mind » montre qu’une forme concise peut encore contenir une expérimentation rythmique. Sa valeur réside moins dans la longueur des solos que dans le partage de la pulsation entre congas, batterie, basse, guitare et voix.
L’album ne doit être ni fusionné avec Just for Love ni présenté comme ses chutes. Sélection et séquençage transforment des séances liées en un argument distinct qui commence par la reconnaissance et se termine par la réponse.
Des versions live ultérieures peuvent montrer le voyage du morceau-titre, mais le disque studio original est le seul endroit où sa demande côtoie ces neuf réponses précises.
Programme original
Dix titres et une cartographie précise du personnel
Utilisez le compte de dix titres pour identifier l’album original. Le programme se termine par « Call On Me » ; les concerts ultérieurs et le matériel d’archives restent séparés. Distinguez les apparitions de Mark Naftalin au piano des contributions de Nicky Hopkins. « Local Color » et « Spindrifter » sont des instrumentaux distincts de Cipollina et Hopkins.
« Won’t Kill Me » est la composition de Freiberg et sa mise en avant comme chanteur principal. Un transfert équilibré doit conserver le détail des congas sur « All in My Mind » et les registres graves des vents dans les arrangements élargis. La coupure originale suit « Long Haired Lady ». Dino Valenti, Jesse Farrow et Jesse Oris Farrow désignent le même auteur principal dans la documentation de l’époque.
Comparez le morceau-titre et « Call On Me » comme positions sociales délibérées d’ouverture et de fermeture. Just for Love est un album distinct, non le premier disque d’un double album. Le disque de 1971 intitulé Quicksilver se distingue lui aussi de What About Me et du premier album éponyme de 1968.
Un parcours d’écoute
Passer du défi public à l’appel collectif
- Accordez au morceau-titre toute son échelle publique.
- Opposez Local Color de Cipollina à Won’t Kill Me de Freiberg.
- Utilisez Subway pour entrer dans le mouvement urbain de la seconde face.
- Écoutez Spindrifter de Hopkins avant que Reyes ne remodèle la pulsation dans All in My Mind.
- Terminez avec Call On Me comme réponse de l’album à sa question initiale.
Parcours de recherche
Sources et lectures complémentaires
- Titres, lieux, crédits et critique de What About Me — AllMusic
- Parution Capitol originale de What About Me — MusicBrainz
- Programme numérique des titres de What About Me — Apple Music / Capitol Records
- Programme numérique des titres de What About Me — Spotify / Capitol Records
- Parutions institutionnelles de Quicksilver — MusicBrainz
- Histoire des formations et du catalogue de Quicksilver — AllMusic